Enfin ! C’est parti pour PRB et les 9 autres IMOCA. Un départ pluvieux mais heureux comme le disait Jean Le Cam ce matin avant de larguer les amarres. C’est à 13 heures précises que les monocoques de 60’ et les autres bateaux de la Transat Jacques Vabre se sont élancés. Une dizaine de nœuds de vent d'ouest, un léger clapot, les conditions étaient clémentes comme l’avaient prévu Vincent Riou et Jean Le Cam.


Les premières heures de course vont être pourtant toniques à bord de PRB non pas en raison du vent mais plutôt au vu des manœuvres qui vont s’enchainer en Manche. « Il ne fait pas très froid mais on risque d’avoir très chaud à bord des bateaux » expliquait Vincent ce matin. Des manœuvres donc et aussi beaucoup d’attention pour gérer les bascules de vent, le courant et le trafic.
Une fois la Manche avalée, PRB fera son entrée dans le Golfe de Gascogne et il faudra toujours redoubler de vigilance voire même faire le dos rond. Une grosse dépression devrait balayer la zone, de quoi secouer fortement les monocoques dans la journée de samedi. Il faudra attendre dimanche pour atteindre des cieux plus cléments le long des côtes espagnoles. « Dimanche matin, on méritera le soleil » rigole Vincent. Son PRB pourra alors poursuivre la route dans des conditions qu’il affectionne tout particulièrement : les vents portants.  Madère, les Canaries, le Cap Vert avant d’entamer la traversée…  Le voyage s’annonce beau mais la route est semée d’embûches. Pas de quoi impressionner Vincent et Jean qui ont quitté le Havre avec la ferme intention d’arriver en tête au Brésil !  

 

Vincent Riou :
« C’est humide (rires) ! Contents de partir même si les conditions ne s’annoncent pas simples. Il n’y a pas beaucoup de vent au démarrage donc il va y avoir beaucoup de manœuvres, beaucoup d’engagement. Et du sport samedi matin dans le Golfe de Gascogne car on va prendre un petit peu de vent. Par contre, quand on sera arrivé à la latitude du Cap Finisterre, les conditions vont s’améliorer. Le vent arrivera de derrière et on aura une belle partie de glissade jusqu’à L’équateur. L’objectif est d’arriver sans encombre au Cap Finisterre pour avoir le droit de jouer après. Le chemin est semé d’embûches. Dans le petit temps, il va falloir éviter de se faire lâcher par un groupe parce qu’il y aura de la stratégie avec le courant et le vent faible et variable. Puis après, dans le mauvais temps, il faudra faire le dos rond pour être sûr d’arriver au Cap Finisterre en bon état et pouvoir poursuivre la Transat avec toutes les cartouches pour la suite. Il ne fait pas très froid mais on risque d’avoir très chaud à bord des bateaux car il va y avoir beaucoup de manœuvres dans les premières heures de course ! »

 

Jean Le Cam :
« On va prendre du vent dans du Golfe de Gascogne. Au final, ce retard ne change pas grand-chose. Le départ va être très mou et ça devrait se renforcer à l’ouest de la sortie de manche et dans le milieu du Golfe de Gascogne avec le passage d’une dépression. Après le Cap Finisterre, ce sera du portant qui nous amènera assez rapidement vers Madère, Les Canaries puis le Cap Vert. PRB est un bateau rapide dans les vents portant, notre ambition est claire : le podium et même mieux ! »