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   né à Pont l'Abbé le 9 janvier 1972
   marié, deux enfants

 

A la lumière, Vincent Riou préférera de manière instinctive la discrétion. Mais ses proches savent que le marin de Loctudy est aussi un incorrigible bavard, capable de passer des heures à parler de sa passion pour la mer, à défendre ses choix techniques ou à livrer les secrets d’un coin de pêche aux ormeaux.
Vincent est un cartésien qui s’est construit au rythme d’un parcours digne des régatiers les plus acharnés. First Class 8, match race, Figaro… tous ses supports ont fait son bonheur. Mais c’est à la barre du monocoque Maître Coq qu’il prend réellement le goût du large lors de la Route du Café 1993 (devenue aujourd’hui Transat Jacques Vabre). C’est là aussi qu’il se fait déjà remarquer par son adversité. Victime d’une voie d’eau au milieu de l’Atlantique, il est contraint à l’abandon mais rentre à bon port sans assistance. Il a 21 ans et entame sa vie de coureur au large.
Depuis, son destin est intimement lié à celui du Vendée Globe. Bras droit de Michel Desjoyeaux en 2000, Vincent affûte ses compétences techniques. Après le départ, il vit passionnément depuis la terre le formidable tour de monde qui verra « Mich Desj » s’imposer devant Ellen Mc Arthur. Lorsque le vainqueur du Vendée Globe 2000 décide de passer au multicoque, c’est tout naturellement que Vincent se retrouve à la barre du plan Finot / Conq. Le 7 novembre 2004, il prend à son tour le départ du tour du monde en solitaire et sans escale à la barre d’un PRB qu’il connaît sur le bout des doigts. Au terme d’un extraordinaire duel avec Jean Le Cam, Vincent accède au graal en s’imposant en 87 jours 10 heures et 47 minutes. Il gagne le surnom de « Vincent Le Terrible » et entre dans la légende du Vendée Globe. Quatre ans plus tard, il est de nouveau au rendez-vous à la barre cette fois d’un bateau qu’il a entièrement voulu, un plan Farr spécialement conçu pour lui. C’est la première fois qu’un marin remet son titre en jeu sur cette épreuve mythique. Le plateau de ce Vendée Globe 2008-09 est exceptionnel, l’engouement des médias et du public est total. Vincent fait partie des favoris même si, quelques mois plus tôt, il a été contraint à l’abandon en démâtant sur la Barcelona World Race avec Sébastien Josse. Cette fois, Vincent va privilégier son sens marin à celui de régatier pour écrire une autre page de l’histoire du Vendée Globe, en allant sauver Jean Le Cam au niveau du Cap Horn. Un sauvetage réussi mais un bateau abîmé qui ne pourra terminer le tour du monde suite à un démâtage.
Jean sauvé, Vincent se projette déjà vers le prochain tour du monde en solitaire et sans escale. PRB vend le bateau et le skipper choisit les architectes VPLP/Verdier pour construire son prochain bolide. Durant la naissance de son nouveau 60’, Vincent met en œuvre tout son talent et ses connaissances techniques. Le 11 mars 2010, le nouveau PRB, 5ème du nom, dévoile ses lignes acérées. Vincent va reprendre la mer. Une mer qu’il vit avant tout pour la compétition.